Visite de l'usine TAF par Jean-Marc B.

February 14, 2020

Visite TAF (Tedderfield, South Africa) le 4 février 2020
Par Jean-Marc Bain (premier Sling TSI commandé en France).

J’ai été reçu par Kim Cross (resp. commercial, achats) et fait mon vol avec Sean Russel (Chief Pilot et mécanicien). Nous avons fait le tour des ateliers où principalement on voit des Sling TSI et 1 Sling 2 IFR pour l’école (demande US). Malgré ma commande passé début novembre mon kit n’est pas encore débuté, le dernier numéro de série en cours est le 200, le mien est le 211 et ils en sont au numéro 260 sur le carnet de commande et cela avec une commercialisation datant de 2018. Cet avion fait un carton sur tous les continents et quelques pays dont l’Afrique du Sud, le Brésil, la Russie par exemple les commandent directement construits. Le site dispose de son atelier de peinture et de 11 ateliers dont certains sont en dehors du site, l’assemblage final se faisant sur le site de Tedderfield.
Demain je verrais Mike Blyth le fondateur de TAF (avec James Pitman) et Bertus Janse Van Rensburg (ventes).
En voyant l’avion, la première impression est qu’il est beau et semble performant avec son profil d’aile, ses volets imposants, ses rivets flush et un train composite profilé le tout pour réduire les trainées. Lorsque l’on pénètre dans l’avion on est très à l’aise et la visibilité est excellente (la verrière a même été légèrement agrandie pour les derniers modèles). Le tableau de bord et les commandes sont justes parfaits et tombent sous la main naturellement. Le couple G3X/G5 ne nécessite pas de pendules supplémentaires sauf si on est un peu nostalgique de l’analogique. Les versions US sont généralement avec un GPS GARMIN supplémentaire plutôt que 2 G3X, la majorité des pilotes US étant IFR privé.
Cet avion reste évidemment une machine VFR mais qui permettra une utilisation éventuelle en IFR si équipé de l’avionique requise.
Cela se confirme en vol malgré plus de 30°C au sol, une altitude pression de près de 8000ft, (terrain à 5300ft) l’avion décolle très vite, monte très vite également à 1000ft/mn et on est à 7000ft MSL en un rien de temps juste sous la TMA de Johannesburg.
Les virages à toutes inclinaisons se succèdent sans toucher à la dérive (la bille reste scotchée au centre) ce qui est remarquable, et lorsque l’on met l’avion dans une position inhabituelle (par exemple en montée et en lâchant les commandes) il reprend naturellement la position neutre en niveau de vol avec très peu d’oscillation.
En croisière rapide à 5500 trs/mn, on croise à 140KT vitesse sol sans vent ce jour là ce qui cohérent avec  les données  publiées.  L’avion avec son Turbo permet de voler haut et vite, le kit oxygène est en option.
Les décrochages sont sains (la bille reste centrée) avec une légère abatée et TAF vient de réaliser les tests de vrilles à vitesse lente. Quelle que soit la charge même au-delà du centrage arrière l’avion sort de vrille en moins de 1.5 tour après mise en vrille d’un tour. Ils n’ont pas fini les tests à pleine vitesse mais les premiers essais montrent que les gouvernes répondent dans tous les cas ce qui est très rassurant par rapport à des machines certifiées comme les Cirrus SR20 et 22. C’est une machine très saine qui surprend encore Sean malgré des centaines d’heures de vol dessus. Le choix du profil d’aile et la revue du couple empennage / dérive font du TSI un avion très abouti quelque soiit le domaine de vol.
Une autre caractéristique est que l’on passe de 140KT à 70KT sol pour préparer l’atterrissage en très peu de temps juste en mettant la commande des gaz sur Iddle, la vitesse d’approche à 70KT et 65KT en courte finale, posé à 50KT environ juste en levant légèrement  le nez de l’appareil pour ne poser que le train principal. L’arrêt en moins de 400m est garanti. A priori sur ROTAX et en lisant le POH, je m’attendais à une limite d’utilisation dans les faibles régimes mais le moteur réagit de façon linéaire sans vibration aucune (ce n’est pas le cas avec les TECNAM 2002 de mon club de Montauban qui sont motorisé avec le 912-100ch). Une autre bonne surprise.
J’ai réalisé mon tour de piste entièrement seul et j’ai eu une impression de sécurité sans parler du plaisir de piloter une machine très « forgiving ». Ceci explique vraisemblablement son succès.
TAF doit faire face à une forte demande et donc à un développement rapide. Ils y répondent en développant leurs installations cependant les délais restent longs.
Bon vous l’aurez compris, j’ai encore plus hâte de démarrer la construction et de voler. Il va me falloir m’armer de patience mais avec l’option quick build, cela devrait aller assez vite…. Enfin j’espère !
A dans quelques mois pour la suite.
Jean-Marc Bain

 

 

 

 

 

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